Comment ?

Les futures bénéficiaires de « Et Après ?!» seront principalement issues de la Métropole bordelaise en lien avec l'Atelier d'éco solidaire situé à Bordeaux.

A la fin des traitements contre leur cancer, les femmes aspirent à reprendre une vie “normale”. Cependant, outre la bataille qu’elles ont livré contre la maladie, elles doivent souvent faire face à des bouleversements qui s’avèrent traumatiques ou bloquants : perte d’emploi, de la garde des enfants, séparation, difficultés financières. Se cumulent dans un grand nombre de cas : remise en question, démotivation et repères professionnels qui volent en éclats pour celles qui ont perdu tout attrait pour leur ancien métier.

Reprendre sa vie, son travail, mais comment ?

La maladie a provoqué une perte de confiance en soi, une baisse ou disparition de l’estime de soi, une situation nouvelle de handicap et/ou de précarité. On encaisse les traitements lourds, on se bat pour sauver sa vie mais la perte d’emploi est souvent insurmontable pour ces femmes qui vivent comme une grande injustice le fait d’être mises à l’écart de la société, et d’une vie ordinaire.

En partenariat avec l’ATELIER d’éco SOLIDAIRE, recyclerie créative de Bordeaux

où travaillent depuis l’origine la Présidente et la Trésorière de l’association Soeurs d'Encre.

 

La recyclerie a une expérience de près de 10 ans d’accueil de publics fragilisés au sein de ses ateliers et dans le cadre d’activités bénévoles, de stages/immersions et dispositifs d’insertion. Les personnes concernées, souvent des femmes, ont connu la maladie, l’accident, la dépression ou tout simplement une situation de « flottement » dans leur vie professionnelle comme dans le cadre d’une reconversion professionnelle, certaines sont à risque de désocialisation.

 

Nous avons constaté l’impact bénéfique sur ces femmes qui, au contact du travail collectif et créatif, se reconstruisent et retrouvent un nouvel élan pour concrétiser un projet professionnel.

 

L’objectif est d’offrir une immersion aux femmes dans un cadre professionnel bienveillant, au cœur d’une activité qui redonne de la valeur à des objets dégradés. Un lieu qui permet de se donner le temps de reprendre confiance en soi dans un contexte de travail collectif, pour se sentir de nouveau utile, tout en participant à un processus préservant la planète.

 

 

Une équipe dédiée au projet

 

Outre les forces vives de l’association Sœurs d’Encre (mobilisation du conseil d’administration, ainsi que Laura Kastel, ancienne tatouée impliquée dans l’association depuis 2016), nous avons cherché dans un premier temps à fédérer autour de nous des compétences complémentaires. C’est ainsi qu’est venu nous rejoindre Hélène Bouchet Nokri, formatrice à l’UEROS - Unité d'évaluation, de ré-entraînement, d'orientation sociale et socioprofessionnelle du CHU de Bordeaux) qui accompagne les personnes cérébrolésées dans leur parcours d’insertion sociale et professionnelle.

 

L’équipe de Sœurs d’Encre a présenté l’idée du dispositif à un groupe de femmes inscrites dans le parcours Rose Coaching Emploi de la Maison Rose de Bordeaux. Enthousiasmées, elles sont venues visiter les ateliers de la recyclerie et s’impliquer sur plusieurs journées de bénévolat avec l’équipe créative. 

 

 

Avec des partenaires actifs et engagés

 

Cap Emploi, un organisme de placement spécialisé dans l’accès à l’emploi durable en milieu ordinaire de travail des personnes handicapées, a également confirmé son vif intérêt et son adhésion au projet en tant que partie prenante.

Le Club des Entreprises de Bordeaux est également devenu partenaire du projet pour accueillir en stage, des bénéficiaires de Et après ?! dans leurs entreprises.

 

Grâce à des financements publics et privés

 

Pour faire amorcer et faire vivre ce projet, Soeurs d'Encre s'est lancé dans une recherche de financement auprès d'acteurs publics et privés.

 

La Déléguée départementale aux droits des femmes et à l'égalité en Gironde a permis que le Département allouée un premier financement pour 2020.

 

Constats chiffrés

382 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année en France.

 

1 salarié sur 2 est confronté à une difficulté de santé qui le fragilise au cours de son parcours professionnel.

 

L’emploi des personnes handicapées ou fragilisées dans l’emploi pour des raisons de santé, commence ainsi dans l’entreprise ou le handicap apparaît, et relève dans ce contexte d’une problématique de maintien dans l’emploi autant que d’accès à l’emploi.

 

S’agissant plus spécifiquement des personnes atteintes d’un cancer,

on observe que 1 personne sur 3 a perdu ou a dû quitter son emploi

dans les deux ans qui ont suivi le diagnostic de la maladie.